Vendre des perles sur internet : Histoire d’entrepreneur
Au commencement, il n’était pas question de joaillerie. Seulement de voyages, de rencontres… et d’un regard posé, un jour, sur un collier de perles.

Au début, ce n’était pas par amour des bijoux — et encore moins des perles — que j’ai été amené à exercer ce métier.

Ce qui m’animait alors était tout autre : la passion du voyage, le goût de l’inconnu, le désir presque instinctif d’explorer, de rencontrer, d’aller là où l’on ne va pas toujours.

En 2002, une opportunité m’a conduit en Chine, dans le cadre d’un stage de formation. À cette époque, j’étais déjà engagé dans une activité entrepreneuriale : je sourçais des produits pour des entreprises et industriels français.

Chaque semaine, je partais à la rencontre de nouveaux fournisseurs. Observer, négocier, comprendre, comparer… c’était mon quotidien.

Puis un jour, presque par hasard, mon regard s’est arrêté sur un collier de perles exposé en vitrine.

Il était là. Silencieux. Évident.

Après une négociation rapide, je suis reparti avec lui.

Les perles étaient bien rondes, leur surface lumineuse, l’ensemble remarquablement équilibré. Je n’y voyais alors qu’un bel objet — rien de plus.

De retour en France, je l’offris en cadeau.

La suite fut inattendue.

En moins de vingt jours, un véritable engouement se forma autour de ce collier. Le bouche-à-oreille fit son œuvre.

« Où l’as-tu trouvé ? » « C’est magnifique. » « Ce prix est incroyable. »

Je compris alors que quelque chose s’était produit.

Intrigué, je me mis à observer cet objet autrement. Non plus comme un simple bijou… mais comme un point de départ.

Les questions commencèrent à affluer :
  • Où les perles sont-elles réellement produites ?
  • Comment se forment-elles ?
  • Qui réalise ces colliers ?
  • Quelle est la durée de vie d’une perle ?

Sans l’avoir prémédité, mon commerce de la perle venait de naître.

Année après année, une activité entièrement centrée sur la perle de culture s’est construite.

Créativité, rigueur, exigence de qualité, relations humaines… toutes ces dimensions ont progressivement convergé.

En 2006, cette dynamique a pris forme sous un nom :

GEMPERLES.

Un aboutissement ? Peut-être.

Mais surtout le commencement d’une nouvelle aventure — plus structurée, plus ambitieuse, plus exigeante — celle d’une Maison de joaillerie dédiée à la perle de luxe.

Depuis, le chemin parcouru est visible en ligne. Notre catalogue réunit aujourd’hui près de trois mille créations, composées de perles issues des grandes régions perlières du monde :

perles d’eau douce de Chine, perles Akoya du Japon, perles de Tahiti de Polynésie française, perles d’Australie.


Je continue à voyager — autant que possible. C’est une part essentielle de cette activité. Une part dont on ne se lasse jamais.

Mais au-delà des lieux, au-delà des marchés, au-delà même des perles… une chose demeure inchangée :

Trouver la plus belle qualité possible - et voir un client sincèrement heureux.

Un grand merci à francine maubourguet qui, en compagnie de plusieurs d'entre nous à éklore éducation (anciennement ESC Pau), nous a donné l’élan de partir… et d’entreprendre.

Arnaud PONS
Directeur Maison Gemperles