Perles de nautile

◊   Les mollusques perlières

Perles de nautile

Le nautile fait partie de la classe des céphalopodes. Les espèces les mieux connues de cette classe sont :

GenreCéphalopode marin
Nom latinNautilus pompilius
NacreNon nacrée
Aire géographiqueIndo-Pacifique
SourceGemperles
◊   Présentation

Perles de nautile

Nautilus pompilius

Le nautile fait partie de la classe des céphalopodes. Les espèces les mieux connues de cette classe sont :

- Le calmar, - La pieuvre, - Le poulpe, - La seiche.

Outre le pied divisé en bras, les céphalopodes sont dotés d'une véritable tête, avec une bouche et des yeux, et surtout un crâne cartilagineux qui contient un cerveau complexe.

Perles de nautile — Gemperles
◊   Détails

Ancêtres des céphalopodes

On connaît tous, par les films animaliers, l'intelligence d'une pieuvre face à un danger. Les membres du groupe des nautiloïdes sont les seuls céphalopodes à avoir une véritable coquille externe

Leurs ancêtres étaient les ammonites qui vivaient il y a plus de cent millions d'années dans les océans d'un monde alors occupé par les dinosaures. Elles ont disparu avec les reptiles géants, lors du cataclysme qui s'est produit il y a soixante-cinq millions d'années. On les retrouve fossilisées dans les roches, et certains gisements ont permis de dégager des ammonites possédant encore une nacre resplendissante.

On y taille des bijoux dont la matière nacrée fossile porte le nom commercial d'ammolite. Les ultimes survivants de ce groupe d'animaux sont les nautiles actuels, dont le plus connu est le passionnant Nautilus pompilius.

Sa coquille a fasciné toute l'Europe, au point d'en faire parfois l'objet principal d'une collection d'histoire naturelle ou d'un cabinet de curiosités. On la montait sur des pieds d'or ou d'argent, on la peignait dans des tableaux précieux. Les Médicis à Florence en raffolaient : leur collection précieuse conservée au Museo degli Argenti en montre près d'une vingtaine !

◊   Caractéristiques

Propriétés et caractéristiques

Cette fascination devait encore s'accroître avec les premières études naturalistes sur les animaux vivants péchés dans l'océan Pacifique. On découvrit alors que la coquille, une abstraction mathématique dans sa construction, était d'une incroyable complexité, révélée par des coupes ou des photographies aux rayons X.

La coquille est en effet composée d'une succession de loges, et c'est dans la dernière que vit l'animal, celle qui s'ouvre sur l'avant. Les autres loges communiquent entre elles par un tube siphonal et contiennent un mélange d'eau et d'air.

L'animal se déplace latéralement par l'expulsion d'un jet d'eau sous pression. Pour les déplacements verticaux, l'animal utilise le principe du ballast en jouant avec le remplissage des loges : un véritable sous-marin !

Nul doute qu'un animal aussi extraordinaire ait pu générer les perles parmi les plus mythiques, qui sont aussi les plus rares. Pendant longtemps, les perles de nautile ont été considérées comme une légende. Toutes celles qui sont évoquées dans la littérature sont en fait des billes taillées dans la nacre de nautile.

Fascination exercée sur sa coquille

Les perles de nautile possèdent des flammes intenses qui forment un cercle de lumière, un phénomène à rapprocher du phénomène optique mis en jeu dans un œil-de-chat, un saphir ou un rubis astérie. Les flammes témoignent d'une structure faite d'aragonite en cristaux prismatiques. Il reste à comprendre pourquoi un animal qui produit une coquille faite d'aragonite en plaquettes, fait des perles faites d'aragonite en prismes. Nous n'avons pas de réponse à ce jour.

En 2006 toutefois, nous avons pu observer deux perles de nautile rapportées par des pêcheurs philippins spécialisés dans la pêche de cet animal. Les circonstances de la pêche et de la découverte ne laissent pas de place à l'erreur, et les perles présentent une allure absolument unique : elles ne peuvent être confondues avec rien de connu par ailleurs.

Une nouvelle campagne de pêche au nautile aux Philippines devait livrer une troisième perle en 2007. Les nautiles vivent en grande profondeur, ils s'aventurent rarement à moins de trois cents mètres de la surface de l'océan.

Pour les attraper, les pêcheurs immergent une cage de bambou contenant une peau de chèvre fraîchement écorchée ou encore des fragments d'assiettes de porcelaine ! Les nautiles, attirés par le festin potentiel, s'approchent en grand nombre en entrant dans le piège de bambou. Au cours de la remontée, bien des coquilles se brisent. Celles qui restent intactes sont vidées, et conservées pour y tailler des objets souvenirs. La chair est mangée par les pêcheurs. La nacre des coquilles brisées finit en poudre dans des produits cosmétiques.

◊   Questions fréquentes

FAQ — Perles de nautile

Qu’est-ce que Perles de nautile ?

Le nautile fait partie de la classe des céphalopodes. Les espèces les mieux connues de cette classe sont :

Ces perles sont-elles nacrées ?

Le statut nacré varie selon l’espèce. Pour les Perles de nautile, la nacre est : Non nacrée. La nacre se forme par dépôt alterné d’aragonite et de conchyoline, donnant aux perles nacrées leur célèbre orient. Les perles non nacrées sont opaques mais peuvent présenter une grande beauté de forme et de couleur.

Quelle est la valeur gemmologique de ces perles ?

Les Perles de nautile possèdent une valeur gemmologique en tant que rarités et objets de collection. Leur intérêt est scientifique, historique et collectionneur. Elles sont appelées perles de molé ou perles caissons selon les traditions locales. Zone d’origine : Indo-Pacifique.

Où ces perles sont-elles collectées ?

Les Perles de nautile proviennent principalement de la zone : Indo-Pacifique. Elles sont découvertes lors de la récolte des coquillages pour leur coquille ou leur chair. Les spécimens exceptionnels sont conservés dans des collections privées ou muséales.

Comment les distinguer des perles de culture ?

Les perles de culture proviennent exclusivement des huîtres perlières du genre Pinctada (Akoya, Tahiti, Australie) et des moules d’eau douce. Les Perles de nautile sont des perles naturelles issues d’autres espèces. Elles ne sont pas certifiées par les mêmes systèmes de classification, mais peuvent être expertisées par des gemmologues spécialisés.

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