Perles de tridacne

◊   Les mollusques perlières

Perles de tridacne

Tridacnes ou bénitiers

GenreBivalve marin
Nom latinTridacna gigas
NacreNon nacrée
Aire géographiqueIndo-Pacifique
SourceGemperles
◊   Présentation

Perles de tridacne

Tridacna gigas

Les tridacnes ou bénitiers comprennent peu d'espèces, mais ils sont spectaculaires. Ils arborent en effet tous un épais manteau d'une couleur vive qui dessine dans le fond des mers une ondulation colorée saisissante. Les coquillages sont partiellement enterrés dans le fond marin, à la verticale, et les valves sont ouvertes pour recevoir la lumière nécessaire à la production de leur nourriture. Ces animaux étranges vivent en effet en symbiose avec des algues microscopiques, les zooxanthelles, qui sont abondantes au niveau des lobes du manteau des bénitiers.

Les algues apportent des substances nutritives riches en carbone à leur hôte en les fabriquant sous l'action énergétique de la lumière à partir d'eau, de gaz carbonique, de phosphore et d'azote dissous. En retour, les tridacnes facilitent la photosynthèse des algues grâce à leurs cellules photosensibles dispersées le long du bord des lobes du manteau. Ces cellules jouent le rôle de cristallin ou de conducteur de lumière.

Roi de la famille, le tridacne géant (Tridacna gigas) peut dépasser allègrement le mètre et peser plus de deux cent cinquante kilos. Ce bénitier géant est souvent confondu avec son cousin le Tridacna derasa. La coquille du Tridacna gigas ne possède que quatre plis verticaux au lieu de six à sept pour le Tridacna derasa, et les coques de l'animal ne se ferment pas complètement.

Perles de tridacne — Gemperles
◊   Détails

Tridacnes ou bénitiers

Le tridacne géant est malheureusement en danger d'extinction, tué pour son grand muscle adducteur comestible, et victime de la légende qui veut que les plongeurs soient happés par les deux valves qui se ferment, comme un piège à loups, sur leurs jambes. Les tridacnes se ferment en fait très lentement et ne happent rien, si ce n'est la lumière. On appelle ces coquillages des « bénitiers », car ils étaient jadis utilisés pour cette fonction dans certaines églises. Celle de Saint-Sulpice à Paris en contient de fort beaux.

Le bénitier géant représentait pour les peuples du Pacifique une source de richesse exceptionnelle. Seule matière première durable et disponible, la coquille servait à façonner de nombreux objets dont la possession signifiait puissance et prospérité. Les pectoraux en coquille de tridacne et les sculptures échangées en dot pour les mariages ont donné parmi les plus belles œuvres ethnographiques des îles du Pacifique.

Les peuples de l'archipel des Salomon en particulier ont excellé dans la production d'œuvres taillées dans la coquille des tridacnes. Mais jamais une perle, dont on pense que beaucoup ont été trouvées, n'a retenu l'attention au point d'être conservée. Il s'agit là d'une constante : dans toutes les cultures insulaires, la perle n'a jamais séduit, seul le coquillage est prisé.

Les perles proviennent essentiellement des espèces suivantes :

◊   Caractéristiques

Propriétés et caractéristiques

- Les bénitiers géants (Tridacna gigas et Tridacna derasa), - Le bénitier allongé (Tridacna maxima), - Le grand tridacne gaufré (Tridacna squamosa).

Celles des grands bénitiers peuvent être gigantesques. La plus grosse perle trouvée récemment pèse plus de sept kilos !

La perle d'Allah, parfois appelée perle de Lao Tseu, dont on parle beaucoup, est aussi une perle de Tridacna gigas. Souvent, ces perles géantes sont attachées à la coquille

Les plus petites espèces, dont le Tridacna squamosa, livrent des perles belles et luisantes avec des effets de flammes. Il s'agit en effet de perles faites de prismes d'aragonite, comme dans le cas des perles orange des volutes Melo et des perles roses des strombes géants.

Tridacne géant

Les perles blanches de bénitier sont connues des collectionneurs, mais elles sont rarement montées en joaillerie.

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◊   Questions fréquentes

FAQ — Perles de tridacne

Qu’est-ce que Perles de tridacne ?

Les tridacnes ou bénitiers comprennent peu d'espèces, mais ils sont spectaculaires. Ils arborent en effet tous un épais manteau d'une couleur vive qui dessine dans le fond des mers une ondulation colorée saisissante. Les coquillages sont partiellement enterrés dans le fond marin, à la verticale, et les valves sont ouvertes pour recevoir la lumière nécessaire à la production de leur nourriture. Ces animaux étranges vivent en effet en symbiose avec des algues microscopiques, les zooxanthelles, qui sont abondantes au niveau des lobes du manteau des bénitiers.

Ces perles sont-elles nacrées ?

Le statut nacré varie selon l’espèce. Pour les Perles de tridacne, la nacre est : Non nacrée. La nacre se forme par dépôt alterné d’aragonite et de conchyoline, donnant aux perles nacrées leur célèbre orient. Les perles non nacrées sont opaques mais peuvent présenter une grande beauté de forme et de couleur.

Quelle est la valeur gemmologique de ces perles ?

Les Perles de tridacne possèdent une valeur gemmologique en tant que rarités et objets de collection. Leur intérêt est scientifique, historique et collectionneur. Elles sont appelées perles de molé ou perles caissons selon les traditions locales. Zone d’origine : Indo-Pacifique.

Où ces perles sont-elles collectées ?

Les Perles de tridacne proviennent principalement de la zone : Indo-Pacifique. Elles sont découvertes lors de la récolte des coquillages pour leur coquille ou leur chair. Les spécimens exceptionnels sont conservés dans des collections privées ou muséales.

Comment les distinguer des perles de culture ?

Les perles de culture proviennent exclusivement des huîtres perlières du genre Pinctada (Akoya, Tahiti, Australie) et des moules d’eau douce. Les Perles de tridacne sont des perles naturelles issues d’autres espèces. Elles ne sont pas certifiées par les mêmes systèmes de classification, mais peuvent être expertisées par des gemmologues spécialisés.

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